Thorigné-en-Charnie

L’essentiel à retenir

  • 198

    habitants

  • 17,57

    km²

Bernard MORICE

Située entre Évron et Sablé-sur-Sarthe, Thorigné-en-Charnie est un charmant village rural de 200 habitants, au cœur de la nature mayennaise. Jumelée avec Sulzheim, en Allemagne, la commune se distingue par son attrait touristique, son patrimoine naturel et son histoire locale singulière.

Le village fait partie d’un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec les communes de Saint-Pierre-sur-Erve, Chémeré-le-Roi et Saulges. Ce fonctionnement permet de maintenir une école dans chaque bourg, dynamisant ainsi la vie locale.

Thorigné-en-Charnie est également un village tourné vers l’avenir : des parcelles viabilisées, libres de constructeur, sont disponibles à la vente, allant de 500 à 2 000 m², offrant un cadre de vie paisible et verdoyant.

À découvrir à Thorigné-en-Charnie

Patrimoine et histoire

  • Grottes de Saulges : dont les célèbres grottes Margot et Mayenne-Sciences, sites emblématiques de la vallée de l’Erve.
  • Église Saint-Étienne (XIIe siècle) : bel édifice roman au cœur du village.
  • Le site des Châteaux : ensemble privé visible depuis les chemins de randonnée, avec douves historiques.
  • Sentiers pédestres, cyclables et équestres : de nombreux parcours pour découvrir la forêt de la Charnie, avec la possibilité de promenades en calèche accompagnée par des professionnels.

Personnalité historique

  • Perrine Dugué (1777–1796)
    Thorigné-en-Charnie est aussi marquée par l’histoire tragique de Perrine Dugué, jeune fille née dans le village le 24 avril 1777, à la ferme de la Ménagerie. Issue d’une famille réputée pour sa ferveur républicaine – fille de Jean Dugué et Marie Renard – elle devient, malgré elle, un symbole local de la tourmente révolutionnaire.
    Le 22 mars 1796 (2 germinal an IV), Perrine, alors âgée de 18 ans, réside à la ferme des Pins, sur la route de Thorigné à Saint-Denis-d’Orques. Ce jour-là, mardi saint, elle part au marché de Sainte-Suzanne, en traversant la forêt de la Charnie, accompagnée de voisins fermiers, dont M. Marteau, fermier à la Babinière. Elle souhaite en profiter pour rendre visite à ses deux frères, Antoine et Jean, membres de la garnison républicaine de Sainte-Suzanne, où ils s’étaient engagés après l’incendie de l’église de Thorigné par les chouans.
    Mais le groupe est intercepté à la Lande de Blandouet, un carrefour forestier proche du chêne des Évêts (ou Évais), toujours visible aujourd’hui. Trois chouans les arrêtent, demandent à Perrine de descendre de cheval et renvoient les autres fermiers. Lorsque le sieur Houtin tente de protester, les chouans lui rétorquent que « ce qu’ils faisaient ne le regardait pas » et le menacent s’il ne poursuit pas son chemin.
    La suite de l’histoire reste sujette à deux versions, l’une à dimension politique, l’autre au contenu plus sordide, qui n’ont jamais été totalement éclaircies. Ce fait divers tragique continue d’alimenter la mémoire locale et contribue à l’identité historique du village.

Vie locale et services

  • École en RPI avec les communes voisines, maintenant une activité scolaire dans le bourg.
  • Artisanat local : menuisier, garagiste automobile.
  • Commerces : restaurants sur place.
  • Vie associative active, contribuant à l’animation du village.

Informations pratiques